20 ans d’activités de l’Assemblée Nationale (Réponse à Bruno Amoussou)

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Le Vendredi 19 Novembre 2010,   Bruno Amoussou,  Président de  l’Union fait la Nation (UN),  a fait publier  un article dans un certain nombre de journaux de la place. Bruno Amoussou a l’habitude d’écrire dans les journaux.

Le  document du 19 Novembre 2010 a deux caractéristiques fondamentales : premièrement,  il est signé du Président de l’UN,  ce qui signifie qu’il   est  écrit au nom de l’UN  pour servir les visées  politiques de l’UN. La deuxième caractéristique du document, c’est qu’il dit  sans ambages l’objectif de la   démarche du Président de l’UN. En effet, au nom de l’UN, Bruno  Amoussou «  souhaite  que les forces politiques tout comme la société civile  et en particulier les praticiens du droit  commentent et critiquent  au besoin les décisions de la Cour  et ne laissent  pas aux seuls Sages  l’interprétation  des dispositions de   notre Constitution. » (Souligné par nous)Un tel objectif est en principe noble. Nous avons le droit de commenter, de critiquer non seulement  les décisions  de la Cour Constitutionnelle, mais aussi les lois votées par l’Assemblée ou les actions du gouvernement. Mais toutes ces institutions n’ont aucune oreille pour ce que disent les citoyens. Depuis  vingt  ans, c’est la première fois que Bruno Amoussou nous invite à un tel exercice.  Et pour montrer l’exemple, le Président  de l’UN se soumet à l’épreuve. Il commente et  critique les dernières décisions de la  Cour Constitutionnelle.
Pour l’essentiel, la critique de Bruno Amoussou  porte   dans un premier temps sur la  Loi 2009-10 du 13 Mai 2009 et  dans  un deuxième temps  sur les lois électorales votées pour les élections de 2011. 
La   Loi 2009-10 du 13 Mai 2009   est une loi sur la Lepi ( Liste Electorale Permanente Informatisée), une loi  votée presque à l’unanimité    en 2009. Les députés de notre pays  ont  estimé que cette loi ne    se suffisait pas  à elle-même.  C’est pourquoi ils l’ont coiffée d’une  Commission Politique de Supervision (CPS-LEPI). Est-ce  dans les prérogatives des législateurs  de faire appliquer les lois qu’ils votent sous leur supervision directe ?  De toues les façons, la Cour Constitutionnelle a jugé que la loi était conforme à la Constitution.  Epiphane Quenum,  député de la RB  a été choisi   comme Président de la CPS-LEPI.  Dès que la  Lepi  est mise en route, les députés de l’opposition  dont l’un   des leurs a été   installé à la tête de la CPS-LEPI ,   semblent ne plus trouver leur compte dans ce que faisait Epiphane Quenum. C’est  pourquoi l’opposition   décide   d’abroger la  Loi 2009-10 du 13 Mai 2009 et de la remplacer par une autre. Ils votent en conséquence la loi abrogatoire  adoptée  par 46 voix pour, 33 contre et zéro abstention le 25 juin 2010.
Le  Président de la République demande une deuxième lecture de la loi abrogatoire. Les députés  font la deuxième lecture  sans tenir compte des conditions prévues pour cette deuxième lecture. Tout naturellement,  la Cour Constitutionnelle casse la loi abrogatoire. Il est tout à fait surprenant que les députés fassent cette deuxième lecture   dans l’ignorance totale  des conditions prévues par la Constitution.  Est-ce là  une preuve de l’amateurisme  des députés de cette cinquième législature ou plutôt la preuve  d’une escroquerie intellectuelle pour tester la vigilance de la Cour Constitutionnelle ?
S’agissant des lois  électorales pour les élections de 2011, les députés ont décidé  de porter le nombre des députés   de 83 à 99. Ils ont ensuite doublé la caution  pour être candidat à la députation. Quant au  montant de la caution pour être candidat à la Présidence de la République du Bénin, les députés le portent à 100 millions de francs CFA. La Cour  a  aussi cassé  ces lois électorales. Les raisons données par la Cour pour casser lesdites lois n’ont pas convaincu    les députés. C’est pourquoi ils déclenchent une épreuve de force avec la Cour Constitutionnelle. Et comme pour toutes les guerres, les camps  cherchent des soutiens  au sein  de la population. C’est le sens de l’appel du président de l’UN  à ne pas laisser aux seuls Sages «  l’interprétation  des dispositions de   notre Constitution. » (Souligné par nous). C’est, au fond un appel à la rébellion contre  la Cour Constitutionnelle. Mais nous voudrions, en ce qui nous  concerne, nous interroger sur les missions fondamentales  des députés  et la façon dont ils s’en sont acquittés pendant ces vingt dernières années.
Quelles sont les missions  de l’Assemblée ?   Les missions  de l’Assemblée, c’est   d’abord de voter des lois. En votant les lois,  l’Assemblée devra veiller à élargir constamment  la démocratie, c’est-à-dire qu’elle doit offrir à un plus grand nombre de Béninois la possibilité réelle de participer à la gestion des affaires du pays. La mission de l’Assemblée  consiste   ensuite  à contrôler   l’action gouvernementale. Dans le contrôle  de l’action gouvernementale, elle doit veiller à protéger le peuple et ses biens par une lutte  résolue contre la corruption et l’impunité. Ce sont là les missions de l’Assemblée. Or, notre Assemblée a son sort lié aux partis politiques. Il convient de s’interroger sur  les missions  des partis politiques  en général et des partis présents à l’Assemblée en particulier. Les partis  politiques ont le devoir  d’éduquer le peuple,  afin qu’il assume mieux que par le passé et de façon plus consciente,  ses responsabilités. Les partis politiques présents à l’Assemblée  ont  une plus grande responsabilité dans l’accomplissement de cette mission  parce que le pays leur en donne les moyens.  Mais à  quoi avons-nous assisté  pendant ces vingt dernières années ?  Au niveau de l’Assemblée comme au niveau de l’Exécutif, les partis qui ont gouverné le pays depuis 1990, ont  fondé toute leur activité sur  l’ignorance  des populations et leur abêtissement. Ils ont fait des populations non pas des sujets, mais des objets  qu’ils peuvent manipuler à leur guise. Parce qu’un peuple  dans l’obscurité  est un peuple  fragilisé. 
Le commentaire auquel le Président  de l’UN aurait pu nous convier,  aurait dû  être la critique de l’action de l’Assemblée pendant ces vingt dernières années.  Pour quiconque a quelques idées sur les aspirations du peuple béninois, le  constat  est   amer : les lois  votées  par l’Assemblée pendant ces vingt dernières années  n’ont pas permis à  la démocratie  de s’élargir, de s’étendre. Les députés ont    rétréci  la démocratie à tel point qu’elle est devenue   l’affaire d’une caste donnée de citoyens de notre pays. Cela est contraire à la mission de l’Assemblée. Elle  n’a  pas offert la possibilité réelle à un plus grand nombre de Béninois  de participer à la gestion des affaires de notre pays. C’était et c’est toujours sa mission. Depuis 1991, les lois électorales n’ont jamais été  votées à temps et les députés  ont toujours fait comme s’ils  n’avaient  jamais su, en commençant la législature, qu’il y aurait les élections quatre ans plus tard. Ils  ne nous ont  jamais montré qu’ils  sont des députés d’une Assemblée qui sait  prévoir ses actions, une Assemblée qui sait anticiper. C’est ce que nous vivons actuellement où il n’y a pas encore de lois électorales  en fin Novembre 2010 alors que deux grandes élections  nous attendent dans quatre mois. Dans certains pays où  il y a des hommes à l’Assemblée, aucune loi ne peut être  mise en application si elle n’a pas au moins un an. Est-ce que nos députés sont vraiment incapables d’avoir  une telle vision de la gestion des affaires du pays ? Il y a de quoi  désespérer.  En  agissant comme ils l’ont fait depuis vingt ans, les députés chauffent à blanc le peuple et de façon tout à fait inutile.   Chaque élection devient une  véritable épreuve pour le peuple. Et pour les députés, chaque élection  est  une affaire  au sens mercantile,  trivial et mafieux  de ce terme. Or, il faut que  les élections   cessent  d’être une affaire juteuse,  une affaire  pour s’enrichir. Notre pays a fait dans ce domaine des expériences d’une très grande valeur.
Les dernières lois électorales que  la Cour Constitutionnelle a  cassées  sont l’expression du fait que les députés de notre pays  se comportent comme  des étrangers. Comment veulent-ils expliquer aux Béninois qu’ils ont  placé la caution  à cent millions de francs (200000 dollars) pour une candidature à la présidence de notre pays, un pays où il y a des gens qui  peinent à trouver un repas par jour ? Une telle caution n’existe dans aucun pays du monde. Il y a des  députés qui se donnent beaucoup de peine  pour expliquer aux Béninois leur acte impardonnable d’exclusion et de mépris pour le  peuple béninois.  Les  députés de notre pays qui sont tous sans exception d’origine très modeste ( nous usons  ici de la litote, croyez-nous !!!),  les députés de notre pays,  disons-nous,  qui ont  voté ces lois en se gonflant la poitrine ont trahi  le peuple Béninois. Ils ont été incapables de l’imagination qui aurait pu  leur permettre de placer l’homme béninois au cœur du  processus d’émancipation du peuple et au cœur du processus de développement du pays.
Voici quelques traits  généraux  des résultats auxquels  l’Assemblée est parvenue avec la trahison des aspirations du peuple en vingt ans d’activité au parlement.
Pendant vingt ans,  les difficultés  du peuple pour se nourrir, se soigner, se loger  se sont  accrues pendant que la richesse des députés et leur part dans le budget national n’ont cessé de croître.
Pendant vingt ans,  la pauvreté et  la misère du peuple se sont  accrues,  alors que la richesse et l’opulence des députés n’ont  cessé d’augmenter.
Pendant vingt ans,  les difficultés  du peuple pour envoyer les enfants à l’école  et pour assurer leur formation  se sont  accrues alors que la richesse des députés n’a cessé de grandir.
Pendant vingt ans,  la qualité de la vie du peuple s’est dégradée alors que l’insolente  opulence des  députés n’a cessé de croître.
Nous pouvons continuer la liste des déceptions du peuple, mais ce n’est guère utile. La preuve est faite que pendant vingt ans, les conditions de vie des populations  se sont  gravement détériorées.  
Comment sommes-nous arrivés à ces résultats ? Nous sommes dans cette situation parce que les députés à l’Assemblée  et    les dirigeants de leurs partis de même que les gouvernements successifs   ont fondamentalement  trahi les aspirations du peuple, ces  aspirations qui ont poussé les Comités d’Action  (CA), les Bureaux de Liaison (BL), les travailleurs organisés dans les syndicats  et l’ensemble du peuple à affronter le pouvoir corrompu et pourri  de Kérékou en 1989-1990. Ces combattants ont renversé le régime oppressif et rétrograde de Kérékou  mais  ils n’ont pas participé à la gestion du pouvoir  depuis vingt ans. Pendant qu’ils   menaient ces gigantesques combats contre  le pouvoir en place,  plusieurs   de ceux qui ont gouverné le pays depuis vingt  ans   se  cachaient ou faisaient la cour à Kérékou pour qu’il les prennent dans  son gouvernement.  Aujourd’hui  tous les repères ont disparu pour la jeunesse saine de notre pays, les travailleurs n’ont plus de repère, et le citoyen  Béninois   ne sait plus  pour quel idéal  il peut  se battre.   Tous  ces désastres sont arrivés à cause  du manque d’ambition nationale des  députés et des gouvernements qui ont dirigé le pays depuis vingt ans.
Les députés sont devenus une excroissance honteuse et insolente de notre société et la vie qu’ils mènent n’a aucune commune mesure avec les difficiles conditions de vie des populations béninoises.
Pour s’assurer cette façon de vivre et se présenter  devant les populations comme des sauveurs,   les députés ont adopté une vision de l’action politique. Cette vision   consiste essentiellement à  empêcher les Béninois qui ne sont pas de leur groupe, d’être candidats soit aux  élections législatives, soit  aux élections présidentielles.  Ils mettent toute leur énergie dans cette lutte et toutes les lois électorales sont orientées dans ce sens. Ils tentent en vain de convaincre les  Béninois qu’il faut limiter le nombre de candidats ou de listes.          
Mais enfin qui est-ce qui est gêné si cent Béninois estiment qu’ils peuvent gouverner notre pays et  qu’ils décident d’être candidats   aux élections  présidentielles ? Si quelqu’un est réellement  gêné, c’est qu’il a peur de la démocratie. Les députés de la cinquième législature  viennent de montrer qu’ils  ont peur de la démocratie. Pendant vingt ans, l’Assemblée a continué à réduire  la place  du peuple  et elle a élargi de façon démesurée  le rôle de l’argent dans la  vie politique de notre pays
Dans leur critique des décisions de la Cour Constitutionnelle,   Bruno Amoussou   et l’UN   sont déjà parvenus  à une condamnation péremptoire et sans appel de la haute Institution:    
« L’Union fait la Nation estime qu’en conférant  à la loi 2009-10 un caractère  immuable  et non révisable, sous le couvert  de l’autorité de la chose jugée, la Cour Constitutionnelle  a violé  la Constitution. » Souligné par nous. La Constitution de notre pays  n’a pas interdit de commenter ou de critiquer les décisions de la Cour Constitutionnelle. Mais on ne peut pas   se refuser à respecter ce qu’elle a décidé, et engager un bras de fer  avec elle. Dans le cas où  une institution   engage une épreuve de force avec la Cour Constitutionnelle,  si cette institution  triomphe, cela signifie qu’il est mis  fin à la Constitution du 11 Décembre1990. Parce que dans une telle hypothèse, il faudrait  trouver  celui   à qui le peuple  devrait désormais  obéir  s’agissant de l’interprétation des dispositions de la Constitution du 11 Décembre 1990. Pour  notre  part, nous ne savons  pas si l’UN et ses dirigeants  mesurent  réellement les conséquences d’une épreuve de force de longue durée avec la Cour Constitutionnelle. Nous voudrions  rappeler que l’une des conséquences, c’est que les élections  n’aient pas lieu à la date prévue, ou qu’elles n’aient pas lieu du tout. Peut-être l’UN  pense-t-elle utiliser cette épreuve de force comme une courte échelle pour parvenir au pouvoir. Mais dans ces conditions, quel sort réserve-t-elle à  Adrien Houngbédji ?  Peut-être   les hommes politiques  de l’UN  qui sont autour de Maître Adrien Houngbédji  ne veulent-ils  plus que Maître Adrien  Houngbédji devienne Président de la République.  La Constitution sait  qu’il peut arriver que  la Cour Constitutionnelle  tranche mal.  Mais qu’elle tranche mal ou pas,  elle aura tranché. Et c’est d’abord cela qui doit être retenu. On  ne peut pas faire comme si elle n’avait pas tranché. Or c’est ce que nous proposent  l’UN et son président. Ceux qui ont un certain âge, savent ce que signifie une épreuve de force entre deux institutions constitutionnelles. Pendant vingt ans, ni l’Assemblée, ni les gouvernements successifs n’ont pas pu nous faire rêver. Ils n’ont pas pu nous   montrer qu’ils ont une grande ambition pour notre pays. Ils ont montré leur bassesse  en  ramassant les biens du pays,  en gaspillant ses  avoirs  et en détruisant ses structures       
Ce n’est pas  des gens  sans idéal, sans ambition pour leur pays, des gens attachés   à leurs petits intérêts matériels, ce n’est pas  des régionalistes assoiffés de pouvoir  et d’argent,  ce n’est pas de telles personnes que notre pays a besoin.  Ce sont les grandes idées d’unité  réalisées dans de grandes actions qui finissent par  édifier  une nation. Par exemple au lieu de casser le pays en morceaux, sous prétexte  de créer des circonscriptions électorales à l’image de pays qui n’ont plus de problèmes d’unité, les députés auraient pu  être plus imaginatifs.  La préservation et la défense  de l’unité nationale auraient  dû conduire nos députés  à  faire du pays tout entier une seule circonscription électorale, et, ce faisant, faire de nos élus des députés de la nation, de vrais députés de la nation. Une telle vision aurait renforcé l’unité de notre pays beaucoup plus que les longs et interminables discours sur l’unité nationale.
Aujourd’hui  la situation dans notre pays est caractérisée par  le  face- à- face  de deux clans d’une même idéologie  et des indices qui ne trompent pas,  montrent chaque jour qu’aucun clan ne veut reculer. Dans ces conditions, lors que des clans de même nature, de même idéologie   sont face à face et sont décidés  à en découdre les uns  avec les autres,  on aboutit à une énorme destruction  de vies humaines parce que la  dialectique enseigne que « partout où l’interversion des places régit seule le phénomène, le changement se change en son contraire : la continuation et son envers : le massacre. »
Si c’est cela que veulent les députés de la cinquième législature,  alors c’est gagné. C’est ce que le peuple béninois risque d’avoir très bientôt.
Pendant  la durée de cinq législatures, les députés de notre pays ont continué à répéter les mêmes gestes, sans chercher à développer la démocratie, sans aider le pays à aborder ses vrais problèmes. Ils donnent la douloureuse impression de ne pas connaître l’âme du peuple béninois. Ils sont tous adeptes d’une idéologie régionaliste et surannée qui n’arrive pas à s’élever au niveau des exigences de l’époque moderne. Le Bénin a, certes, des hommes nantis de très grands diplômes, mais les diplômes ne donnent pas la qualité d’homme qu’il faut pour notre pays. Aujourd’hui, la corruption et l’impunité ont pris le pays tout entier  dans leurs griffes et au lieu de faire des progrès, notre pays ne fait que reculer. Parce que les corrompus sont solidement installés  sur tous les maillons du pouvoir.  Pour reprendre sa route en avant et  renouer avec les grandes idées, notre pays  a  un grand besoin d’hommes de qualité, des hommes  qui aient d’ambition pour le pays. Ce n’est pas des hommes qui ont pour seule et unique ambition de ramasser  l’argent du pays pour eux et leur famille, qu’il faut à notre pays. Notre  pays  rêve des hommes de  grande qualité comme ceux qui bâtissent aujourd’hui  des pays comme le Brésil, le Venezuela, le Chili etc. 
Les députés de notre pays  ont accentué le régionalisme par le vote de leurs lois électorales successives et ils ne veulent pas que l’on en parle. Aujourd’hui le régionalisme a pénétré tous les domaines de l’activité nationale au niveau de l’Etat. Chacun se rend bien compte des énormes dégâts que peut créer et que crée  le régionalisme   comme idéologie dans notre pays. 
La politique régionaliste mise en œuvre depuis 1990,  est entrain de détruire le Bénin.
On ne peut pas construire une nation avec des idées et des comportements régionalistes.
La nation c’est d’abord et avant tout  la réalisation  de grandes idées. Pour la première fois depuis 1960, les élections  de 2011 ne nous offrent même pas la possibilité d’avoir  des illusions. Nous ne  serons pas surpris comme naguère avec Soglo, ou Kérékou ou Yayi. Non ! Nous savons déjà le malheur qui va nous arriver après 2011 et c’est cela qui est tragique.                                                                                              
A bientôt
Goras GAGLOZOUN
Président du Bureau Politique
du PSD-BELIER.