COMBAT POUR LES VALEURS

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Les modèles pour la jeunesse et pour le peuple tout entier.

Pour mesurer les longueurs, nous utilisons le mètre, ses multiples et ses sous-multiples. Pour mesurer les poids, nous utilisons le gramme, ses multiples et ses sous-multiples.

Il y a, pour tout ce qu’on peut mesurer  une unité de mesure. A partir de maintenant, pour mesurer le comportement social du Béninois,  nous utiliserons  notre SKALA. Tout le monde regrette la perte des valeurs et le manque de repère au sein de notre société pour notre jeunesse et pour le peuple. Tout le monde regrette  le fait que la jeunesse et l’ensemble du peuple  ne disposent pas de modèles qui puissent leur indiquer par leur exemple  la voie de la dignité, la voie pour devenir un homme.Tout acte que pose un homme public ou privé est la conséquence de l’adoption de valeur par cet homme. Si un homme  refuse d’envoyer ses enfants à l’école, cela signifie qu’il a adopté cette valeur. Si un homme conduit une société d’Etat à la faillite, cela signifie qu’il a adopté cette valeur.  Notre travail consiste d’abord à  recenser toutes les valeurs  qui circulent au sein de la société béninoise, de mettre ces valeurs sur une échelle des valeurs (SKALA) et d’affecter à chacune d’elles  une note selon notre éthique. Cette note sera aussi affectée à des personnes  qui pratiquent ou qui ont pratiqué ces valeurs au cours de leur vie. Ici n’entrent en ligne de compte que les valeurs pratiquées, non les valeurs professées ou celles que l’on  on affirme  avoir adoptées. Lorsque quelqu’un professe une valeur, cela ne signifie pas encore qu’il adhère à cette valeur ou qu’il a adopté cette valeur. La seule façon de montrer qu’on a   adopté une valeur, c’est de la pratiquer.     

Nous désignons par Médjomè le citoyen  béninois ou étranger   qui a  suffisamment  attiré l’attention sur lui par ses actes, ses écrits, ses comportements et ses propos et  qui, en conséquence,  figure avec  une note sur notre SKALA.   Si quelqu’un   veut comprendre la note d’un   citoyen,   il doit   interroger l’histoire de ce citoyen  en  se référant  aux   valeurs qu’il a pratiquées et  qui sont recensées sur notre SKALA. Naturellement,  La liste de ces valeurs  n’est  pas exhaustive. Cette liste  sera chaque fois l’expression des limites actuelles de nos connaissances de l’Histoire de notre pays, de l’histoire de ses hommes, de l’histoire de ses femmes, de l’histoire de  sa culture, de l’histoire de ses ambitions, de l’histoire de ses espoirs, de l’histoire de ses déceptions, de l’histoire de ses joies, de l’histoire des  trahisons dont il a souffert. Même si les fautes commises par les individus ne sont découvertes que cent ans ou plus  après les faits, elles peuvent entraîner la déchéance de l’intéressé. Dans cette éthique, les fautes sont imprescriptibles, puis qu’elles auront occasionné des blessures  indélébiles sur l’âme de notre peuple. L’Institut Béninois d’Analyse Stratégique (IBAS) poursuivra les recherches afin que la note d’un individu donné  reflète le mieux possible ce qu’il a fait de sa vie dans la société béninoise. L’Institut  continuera patiemment ce travail parce qu’il y va de la vie de notre société, de son développement et de ce qu’elle peut offrir au monde. C’est un travail de très longue haleine que nous devons courageusement  continuer à réaliser parce que la lâcheté, la gourmandise,la corruption, l’irresponsabilité et la paresse  des hommes et des femmes d’aujourd’hui  préparent la misère, l’ignorance, la pauvreté et la mort des hommes et des femmes de demain. Il faut que chaque citoyen  le sache  et donc pose aujourd’hui les actes de courage et de responsabilité  qui prémuniront la Nation contre ces fléaux.
Nous voulons   que les jeunes  Béninois soient fiers de leur pays. Mais pour que quelqu’un soit fier de son  pays, il faut que  ce pays le fasse rêver. Qu’il lui propose de grandes choses, qu’il lui propose des choses de grande valeur. Avec la culture ambiante de la mendicité, de la servilité et de la veulerie dont les Béninois font montre,  on ne peut pas rêver. Rêver d’être  mendiant ? Non ! Tout de même pas ! Nous devons aller chercher partout où ils se trouvent, les modèles à proposer aux hommes, aux femmes et surtout  aux jeunes de notre pays. Ces modèles existent et sont d’une façon générale  enfouis profondément  dans le sol social de notre pays. Il y a là un magnifique travail à réaliser, un travail auquel chaque Béninois peut contribuer.

( A SUIVRE)  GORAS GAGLOZOUN